samedi 13 janvier 2018

Tempête du désert

Salut à toi, compañero figuriniste !

Tu aimes les chevelus qui secouent leurs crinières comme dans une pub l'Oréal ? Tu aimes la musique boostée aux hormones et à la bière ? Les riffs saignant et la double pédale ? Alors tu aimeras Warbringer pour l'ouverture musicale du jour !




Récemment, en compagnie de Morikun (ai-je vraiment besoin de mette un lien vers son blog ;-) ? https://letempledemorikun.blogspot.fr/ ), nous avons fait l'acquisition de la boîte d'Opération Red Veil et de son extension. Sans surprise, il s'est emparé des Yu Jing et, pour ma part, j'ai récupéré les figs de la faction Haqqislam. Ce qui sera donc ma troisième faction pour Infinity après les Nomads et Ariadna.



Une fois les figurines montées (pas trop galère, ça s'améliore de ce côté chez Corvus Belli), j'ai réfléchi (pas trop longtemps, je vous rassure) au schéma de couleurs. Dans l'historique du jeu, la faction haqqislam, ou "nouvel Islam" (une version moderne et humaniste de cette religion basée sur la science, l'art et la philosophie), vit sur la planète Bourak. Ce monde est aride et désertique et fait penser, bien évidemment, à un improbable mélange entre Arrakis et Tatooine.  


Ensuite, les forces d'Haqqislam, dans leur schéma officiel, ont la plupart du temps des dominantes de teintes ocres, beiges, marrons, vertes avec quelques touches de rouge.

 



Du coup, je ne voulais pas trop m'éloigner du schéma officiel façon désertique. Une rapide recherche sur la Toile m'a permis de repérer un camo américain utilisé lors de la Guerre du Golfe notamment. Bon, j'aime bien la teinte générale beige avec les touches vertes et marrons.



Une fois mon choix arrêté, j'ai cherché les peintures nécessaires et attaqué un soldat de base, un Ghulam. La couche de base est faite avec une référence de chez Prince August, Gris Armée israélienne. Je passe ensuite un lavis marron (le Reikland Fleshshade de chez GW). Je pose ensuite le camo (les tâches quoi...) sur les tissus avec là aussi deux (vieilles) références de chez GW/Citadel, du Camo Green (New Elysian Green dans la nouvelle gamme) et du Scorched Brown. Je peins ensuite les parties métalliques et le cuir avec lavis et éclaircissements. Pour le socle, je simule le sol désertique avec une fine couche d'enduit de lissage. Le tout est peint avec de la peinture Terre de Sienne et reçoit un gros brossage de pigments, là aussi Terre de Sienne Sennelier pour renforcer l'aspect poussiéreux. Sur la fig test, j'ai rajouté une touffe d'herbe jaunâtre pour parfaire l'ambiance. A noter que pas mal de figurines de la boîte ont, intégrées à leurs sculptures, des éléments rappelant une zone/décharge désaffectée, des éléments mécaniques, des bouts d'appareils divers et variés... Du coup, pour faire la photo "ambiance", j'ai mis notre trouffion au milieu d'une carcasse de char, de bidons et autres containers rouillés...




Je suis assez satisfait du rendu final. C'est pas évident de combiner un camouflage réaliste  et "profondeur" de la fig (les volumes, tout ça...). Mais bon, là, je me dis que ça fait le taf à défaut de mériter un prix de peinture...

Évidemment, les figs Infinity sont un plaisir à peindre. Du coup, j'ai enchaîné sur les deux autres Ghulams, le Khawarij (une infanterie légère, troupe d'élite) et la Sniper Tuareg. J'ai bien sûr gardé le schéma de base en rajoutant du noir pour le combinaisons que ces soldats portent sous leur manteaux et autres protections.
Allez, photos !

Le groupe au complet

Les deux Ghulams, infanterie légère de base, en patrouille

La sniper Tuareg vue de face. Pan, t'es mort !

La même de dos ce qui permet de voir un peu mieux le camo

Le Khawarij, les pieds dans la poussière du désert

Le Khawarij de dos, ce qui permet de voir le travail d’empoussiérage sur le bas de la cape, un simple brossage à sec de pigments Terre de Sienne de Sennelier

La peinture du starter est donc bien entamée. Il me reste quand même du lourd (dans tous les sens du terme) avec notamment l’effrayante infanterie lourde Al-Fasid et le boss des Khawarijs, Tarik Mansuri.

C'est tout (et c'est déjà pas mal !) pour aujourd'hui !
Hasta siempre, Compañeros !

dimanche 7 janvier 2018

Arthur au pays des Barbares


Salut à toi, compañero figuriniste !

Avec l'approche imminente de la "V2" de SAGA, début février à-priori, il est grand temps de se pencher sur le dernier supplément sorti et qui sera "adaptable" à cette nouvelle version. Mais avant, vous n'y couperez pas, musique ! Sanctuary, extrait du dernier opus d'Elder.



Panem et circenses


La couverture de l'extension

L'extension "Aetius & Arthur", sortie l'an dernier propose de jouer à la fin de l'Antiquité / début du Moyen-Age, à l'époque arthurienne pour la Grande-Bretagne et les invasions barbares pour l'Europe continentale et l'empire romain (jusqu'à sa disparition "officielle" en 476). L'extension utilise évidemment le système de jeu, désormais éprouvé, mais encore original, de SAGA avec dés spéciaux et plateaux de jeux propres à chaque faction (ou armée). On a donc niveau matériel le bouquin et six plateaux de jeu. Si vous débutez à SAGA, il vous faudra vous procurer le bouquins de règle (le nouveau arrivant sous peu, donc...), pour avoir l’ensemble des règles. Patientez un peu si vous souhaitez vous lancer dans cet excellent jeu. La sortie de ce supplément s’accompagne d’un seul nouveau set de dés, les dés romains. Ils ont beaux, ils sont violets.

Le set de dés romains

Le bouquin propose six nouveaux peuples à prendre en mains : les Romains d’Occident et leurs cousins de Grande-Bretagne, les Brito-Romains ainsi que des peuples « barbares » (du point de vue romain) et quelque peu envahissants pour l’époque, c’est-à-dire les Huns, les Goths, les Saxons et les Pictes. 
Passons en revue chacune de ces factions, leurs points forts et les possibilités qu’elles offrent sur la table de jeu. Le but n’est pas ici de d’assener des vérités tactiques absolues (je suis loin d'être une référence en matière de tactique !) mais plutôt de donner quelques pistes de réflexion à ceux souhaitant se lancer dans l’aventure « Aetius & Arthur ». Il serait dommage de choisir une faction défensive composée de piétons alors que l’on aime jouer offensif avec des cavaliers... hein ? 

Si vis pacem, para bellum : les Romains

Durant la fin de l’Antiquité, l’Empire Romain, déclinant, est continuellement harcelé et menacé par les « Barbares », c’est-à-dire, selon la vision romain, tous ceux qui viennent hors de l’empire, au-delà de la frontière. Ce limes est physiquement présent par un réseau de murs (comme celui d’Hadrien), de forts, fortins ou de barrières naturelles (les fleuves comme le Rhin et le Danube). Les Romains s’arc-boutent ainsi sur cette frontière défensive alternant affrontement et traité (foedus) pour gérer la menace barbare. En terme de jeu, les Romains sont la faction la plus difficile à appréhender, dans la continuité des Byzantins pour les Ages Sombres. La machine de guerre romaine, si elle est bien huilée, est inarrêtable. Mais au moindre grain de sable… aïe ! Concrètement, le joueur romain devra gérer l’Impetus de sa faction. Cet Impetus est un chiffre variable allant de 0 à 6. Certaines capacités du plateau permettent de l’augmenter, d’autres obligent à le baisser. Évidemment, plus l’Impetus est haut, plus les compétences seront puissantes. Toute la subtilité du plateau revient donc à la gestion de cet Impetus. Le joueur va devoir ainsi alterner les phases défensives (avec les capacités Signa, Limes ou encore Scuta) et offensive (Par ce signe tu vaincras, Barritus) et bien gérer ses déplacements. Il mène donc une guerre d’attrition, réduisant la puissance de l’ennemi en le frappant au moment opportun.

Gripping Beast propose des figurines plastique pour se monter une armée à bas coût. D'autres marques - citons Footsore Miniatures - proposent des versions métal très réussies.

Au niveau de la composition de bande, les Romains peuvent aussi bien aligner du piéton que du cavalier suivant vos préférences. A priori, les Guerriers seront plutôt à pied, éventuellement équipés d’arcs, et à vocation défensive et la force de frappe sera constituée de Gardes sous forme de cavalerie (par rapport à son déplacement) ou à pied si vous ne souhaitez pas trop étirer votre bloc ou vous lancer dans des manœuvres d’enveloppement. Le Seigneur pourra être déployé à pied pour soutenir les Guerriers ou à cheval dans un rôle plus offensif mais bien plus risqué. L’originalité de la faction vient de ses Levées. Elles peuvent être équipées de lances et boucliers afin de contrecarrer les plans ennemis en occupant le terrain et en gênant ses mouvements, donc dans un rôle plutôt défensif. Les Romains peuvent aussi s’appuyer sur de l’artillerie, la manubaliste (équivalente à douze Levées) possédant une portée énorme (deux fois L, soit 60 cm), là encore, évidemment, dans une fonction défensive, ces pièces étant fixes.


Un extrait du bouquin avec le profil du Héros romain, Aetius et d'une unité spéciale, la cavalerie lourde des Cataphractaires


Dux Bellorum : les Romano-Britons
Héritiers du mélange culturel entre Romains et habitants de la Bretagne (la grande, pas la nôtre façon Kouign-amann), les Romano-Britons ou Britons se sont retrouvés militairement livrés à eux-mêmes à la fin du IVème siècle lorsque les légions romaines quittèrent l’île au moment où cette dernière se trouvait sous les menaces saxonne et picte. De cet âge agité a émergé la figure mythique du roi Arthur, censé s’être opposé à l’expansion saxonne sur les terres de Bretagne.

Toi aussi, vis un destin à la Arthur...
Il n’est donc pas étonnant de voir que la faction britonne tourne autour de son Seigneur (qui n’est pas forcément Arthur !). En effet, l’armée possède une règle spéciale, la « galvanisation ». Elle permet d’augmenter la puissance d’une unité à proximité du Seigneur. Autre subtilité, les Compagnons. Deux de vos Gardes vont être liés au Seigneur pour former une unité à part entière. Ainsi, on le voit, la clef de voûte de votre stratégie sera votre Seigneur. Grâce aux capacités du plateau, il sera le fer de lance offensif de votre faction (Dux Bellorum, Pendragon) souvent accompagnés de ses Compagnons ou suppléer par des Gardes (Britannia !). Vous avez un marteau, il vous faut une enclume. Ce sera vos Guerriers. En combinant « galvanisation » et les capacités défensives (Muraille d’acier, Tenaces, Serrez les rangs !, Tenez la ligne…), vos troupes auront de quoi bien embêter l’adversaire.

De l'importance de savoir gérer son Seigneur et ses troupes...

Lorsque vous composez votre armée, il semble nécessaire d’opter pour deux points de Gardes montés. Sur les huit hommes ainsi enrôlés, deux d’entre eux rejoindront le Seigneur, monté lui aussi, et les six autres constitueront une unité indépendante (et puissante... 30 cm de déplacement et 12 dés d'attaque, ça pique !). Ils auront pour mission d’aller frapper l’ennemi au cœur. Les Guerriers, à pied, constituent votre solide ligne de bataille, éventuellement soutenu par, selon le format, un ou deux points de Levées équipées d’arcs afin de harceler l’ennemi.

Vae Victis : les Goths. 
Venus du Nord du Danube, les Goths font peser leur menace sur les frontières romaines dés le IIIème siècle. Franchissant le limes, ils deviennent à la fois menace durable et parfois alliés des Romains. Séparés entre les Wisigoths à l’Ouest, qui poussent jusqu’en Espagne, et Ostrogoths à l’Est, ce peuple barbare parvient même à mettre Rome à sac en 410.
Vous aurez le choix entre jouer Wisighoths (armée plutôt de fantassins) ou Ostrogoths (plutôt orientés - ah ah - cavalerie). Quel que soit votre choix, un maître-mot, fatigue ! En effet, les Goths jouent énormément avec la fatigue. Oui, avec. Là où d’autres factions la redoutent et la fuient, les Goths vont la rechercher pour augmenter la puissance de leurs capacités de combat (Le prix du sang, cuneus, immunité…). Les Goths apparaissent ainsi comme une armée qui va exceller dans un combat de longue haleine, capables de poursuivre un ennemi mobile ou harceler une armée défensive. On comprend aussi que le doigté nécessaire à l’utilisation de la fatigue est évidemment une arme à double tranchant. Un adversaire malin n’hésitera pas à exploiter du mieux qu’il le pourra vos fatigues afin d’empêcher vos hommes de remporter le combat.

Les livres de l'éditeur Osprey sont toujours une source inépuisable d'inspiration

Comme dit plus haut, les Goths offrent peu d’options hormis la différence Wisigoths – piétons / Ostrogoths – cavaliers. Seules les Levées vont systématiquement à pied et équipées d’arcs. Un joueur goth sera peut-être tenté d’aligner plus de Gardes qu’à l’accoutumée. En effet, l’accumulation de la fatigue étant d’une certaine manière une force pour cette faction, les unités de Gardes peuvent en compter trois tout en continuant le combat… ce qui les rend d’autant plus dangereux. Ainsi, pour un format de six points, une force composée d’un Seigneur, de 3 points de Gardes (répartis en deux unités de six par exemple), deux points de Guerriers et un de Levées permet d’avoir 6 dés SAGA à disposition pour gérer six unités.



Dies Irae  : les Huns
Dans notre culture commune, l’image des Huns est associée à celle d’un peuple sanguinaire mené par un roi tout aussi terrible, Attila, surnommé en toute simplicité le « fléau de Dieu ». C’est vite oublié que ce n’est là que la vision chrétienne d’un énième envahisseur. Les Huns étant bien plus complexe à appréhender, on s’en doute. Que retenir ? Cavaliers émérites organisés en tribus, venus vraisemblablement des lointaines steppes d’Asie, ils ont guerroyé en Europe tout au long des IVème et Vème siècles contre mais aussi parfois comme mercenaires pour les Romains.
Compte tenu de la relative faiblesse en combat rapproché de cette armée de cavaliers, les Huns doivent éviter le choc frontal. Leur tactique va tourner autour du tir (avec les capacités pluie de flèches, point faible, la mort vient d’en haut) et du mouvement (La horde sans fin, Panique). Le but étant de harceler l’ennemi, lui faire accumuler des fatigues (Lassos, dernier souffle) avant de tenter de porter de rudes coups pour emporter la décision (avec l’aide de la capacité Loups des steppes). Le joueur Hun devra donc être patient, se comporter en véritable chasseur, affaiblissant sa proie avant de l’achever.
 

Les Huns peuvent aligner une armée entièrement montée, y compris leurs Levées (qui sont en fait composées de peuples « clients » - soumis - des Huns). Les Guerriers sont équipés d’arcs composites qui permettent de bouger et tirer (ou l’inverse) au cours de la même activation. Ils seront donc prépondérants dans la composition de votre force au vu des Capacités du plateau. Pour un format de 6 points, on peut imaginer recruter deux points de Gardes réunis en une puissante unité de huit cavaliers chargés de balayer les unités adverses entamées par vos Guerriers. Ces derniers sont présents à hauteur de quatre points, soit 32 cavaliers. Ils seront ensuite répartis en 4 groupe de 6 et un groupe de 8 (voire deux de quatre) afin d’effectuer une sorte de « roulement », certes complexe à réaliser. Des unités s’avancent vers l’ennemi, tirent et se replient. Pendant qu’elles se reposent si possible, les autres poursuivent le harcèlement. L’autre avantage de cette composition est que, vu le nombre d’unités (6 ou 7) couplé à la présence de votre Seigneur, la perte d’une ou deux d’entre elles ne risque pas de vous coûter la perte d’un précieux dé SAGA… votre principal problème sera de gérer au mieux l’espace réduit mis à votre disposition sur le champ de bataille pour effectuer vos mouvements !


Furor arma ministrat : les Saxons 
Venus du continent, plus précisément de Germanie, les envahisseurs saxons ont déferlé sur les côtes orientales de la Bretagne dès le milieu du Vème siècle. Marins, pirates, pilleurs, ils ont harcelé les forces romano-britonnes jusqu’à se tailler un important domaine dans le Sud-Est de la Grande-Bretagne s’assimilant peu à peu aux populations locales. 

Le plateau saxon, tout en finesse...

La manière de jouer des Saxons est simplissime… et brutale : offensive à outrance ! Un simple coup d’œil sur le plateau ne laisse pas de place à l’équivoque. Pas une seule capacité défensive. Rien, nada, peau de… enfin, bref, vous avez saisi. Le plateau est résolument offensif et violent une fois les combats engagés. Cinq capacités sur dix sont faites pour le corps-à-corps (La mort n’est rien, implacables, profanation...). Et encore, d’autres capacités d’Activation permettent d’augmenter encore plus la puissance de vos unités lors du combat rapproché. Toute la difficulté va être de faire arriver vos fantassins le plus vite possible et dans le meilleur état possible au contact. Car oui, pas le moindre cavalier à l’horizon ! Il faudra donc utiliser le plus possible le terrain et ne pas hésiter à faire parvenir au contact une unité avec une (voire deux) fatigue. 

Des Gardes saxons, figurines Footsore Miniatures
De même, lorsque le corps-à-corps est engagé, n’hésitez pas à sacrifier les restes d’une unité (avec vivacité ou la tempête se déchaîne) afin de prolonger le combat et emporter quelques adversaires supplémentaires dans la tombe afin de faciliter le boulot des copains qui arrivent derrière… Souvenez-vous, un Saxon ne recule pas, il meurt sur place ou vainc !

Des archers saxons, là aussi, figurines de chez Footsore Miniatures

Extra Muros : les Pictes.
Au-delà du mur d’Hadrien, symbole physique du limes romain en Bretagne vivent les Pictes. Surnommé ainsi du fait des peintures de guerre qu’ils arboraient pour aller au combat. Ce peuple farouche, premiers habitants de la future Écosse, furent de redoutables ennemis pour leurs voisins méridionaux successifs, Romains puis Britons en faisant peser une menace constante sur le nord de leurs territoires.
L’armée picte est une pure armée de guérilla de par l’utilisation du mouvement et du terrain afin de se rapprocher de l’ennemi et le frapper. Elle est donc très mobile, surtout en optant pour une force comptant des cavaliers. Le plateau picte est donc surtout composé de capacités d’Ordres et d’Activation (Eclaireurs, La traque, Ombres fuyantes, Maîtres du terrain...) et de Corps-à-corps (Sauvagerie, Feinte...). Attention, peu d’armes de tir (et aucune capacité allant dans ce sens), si ce n’est des javelots qui serviront donc à « préparer » un assaut en tentant de tuer un ou deux ennemis avant un corps-à-corps. Le joueur picte va donc chercher à approcher l’ennemi sans subir de perte avant de lancer un assaut notamment en combinant entre eux par deux voire trois les capacités Sauvagerie, Frénésie et Assaut furieux.
 

Concernant la composition, les choix sont très variés. Le Seigneur peut être équipé d’un char ce qui accroît sa mobilité et lui confère l’utilisation de javelots. C’est un peu le même combat pour les Gardes qui peuvent être alignés montés. Plus fragiles, ils gagnent en rapidité et ont ainsi accès aux javelots. Rien de particulier concernant les Guerriers, à pied et sans option. Enfin, les Levées peuvent se battre (enfin, tirer surtout…) avec des arcs (ou des frondes) des javelots ou des arbalètes (qui génèrent une fatigue lors d’une utilisation). Le choix dépend du rôle auquel elles seront assignées. On préférera les javelots pour du harcèlement et les autres armes pour tenir le terrain. Le choix des options se fera selon l’esprit vers lequel vous orientez votre bande. Si vous axez sur la rapidité et la prise d’initiative, la combinaison patron sur char et une forte présence de Gardes à cheval aura votre préférence. Cette option est d’autant plus intéressante qu’elle permet à ces unités de bénéficier de la Capacité Frénésie qui augmente l’armure et le nombre de dés d’attaque pour seule contrepartie de ne pas utiliser ses armes de jet. Si vous préférez la patience et une option plus défensive consistant à attendre l’adversaire et le frapper, des troupes à pied peuvent suffire. Ne négligez pas les Levées dans ce cas, leurs armes de tir peuvent rendre de fiers services avant un assaut de vos troupes. Enfin , à noter l’existence d’une troupe un peu spéciale, les Attecotti. Alignés par groupe de huit, ces Guerriers sont une sorte de troupe d’assaut extrêmement violente se baladant nus sur le champ de bataille. Jugez plutôt, ils ne reçoivent pas de fatigue lorsqu’il sont activés pour un corps-à-corps, chacun d’entre eux génèrent trois dés (oui, trois, plus qu’un Garde) lorsqu’ils sont attaquants (soit un total de 24 dés de base !) et enfin, cerise sur le gâteau, ils relancent tous leurs dés de défense ratés… une unité qu’un joueur rusé (qui a dit fourbe ?) sacrifiera sans remords pour faire de gros trous dans la ligne adverse ! Il faut bien le reconnaître, la possibilité de jouer avec un Seigneur sur un char (la classe !) et un groupe de guerriers se baladant les parties intimes à l’air, c’est priceless !



Aperto libro : le reste du bouquin.
Une fois les six nouvelles factions présentées en détails, le livre consacre quelques pages d’informations permettant d’adapter certaines factions des Ages Sombres et leurs plateaux respectifs à « Aetius & Arthur » : les Francs saliens (plateau franc), les Romains d’Orient (plateau byzantin), les Scotti (plateau irlandais, les Scotti étant les peuples irlandais qui colonisèrent plus tardivement la future Ecosse), Art Clut & Manaw Gododdin (plateau du Strathclyde, derrière ce nom obscur se cachent les Britons du Nord en contact direct avec les Pictes) et enfin les Cymry, les anciens Gallois (plateau gallois).


Les pages suivantes présentent des mercenaires comme les éclaireurs vascons ou les déserteurs de l’armée romaine et quatre scénarios. Vient ensuite, sur une dizaine de pages, un système de campagne pour deux joueurs. Un des participants joue les Romains et doit défendre sa frontière contre les raids barbares année après année. Ces raids étant menés par l’autre joueur, le « Barbare ». Le système est assez simple, une partie est jouée par année de campagne. Cette bataille (l’attaque barbare) est précédée d’une phase de… préparation pour chaque camp. Après la bataille, on procède à une phase d’entretien où sont gérées les conséquences du raid.



Au final, le Studio Tomahawk nous propose (encore et toujours!) un très bon supplément qui permet d’ouvrir de nouvelles perspectives à son titre phare. SAGA n’a pas fini d’être joué sur nos tables !



C'est tout (et c'est déjà pas mal !) pour aujourd'hui !
Hasta siempre, Compañeros !

vendredi 5 janvier 2018

Les Elfes de la Côte des Orages V

Salut à toi, compañero figuriniste !

Petit billet rapido aujourd'hui, on va aller se balader le long de la mer... en musique. Le collectif berlinois The Ocean nous offre son Firmament.



Et voici le retour des Elfes de la Côte des Orages.
Pour ceux qui ont loupé les épisodes précédents :
- http://hastalafigurinasiempre.blogspot.fr/2017/02/les-elfes-de-la-cote-des-orages.html
- http://hastalafigurinasiempre.blogspot.fr/2017/03/les-elfes-de-la-cote-des-orages-ii.html
- http://hastalafigurinasiempre.blogspot.fr/2017/03/les-elfes-de-la-cote-des-orages-iii.html
- http://hastalafigurinasiempre.blogspot.fr/2017/05/les-elfes-de-la-cote-des-orages-iv.html

Viennent donc s'ajouter à cette (petite) force, trois nouveaux membres, de la cavalerie légère. Ce sont encore des figs issues de la boîte de l'île de sang.
Hop, photos "mise en situation" avec un magicien comme accompagnateur.


 

 


En théorie, ces Elfes doivent servir pour du KoW ou du Dragon Rampant, deux jeux que je souhaite tester mais ne l'ai pas encore fait, faute de temps...
Toutefois, j'attends la nouvelle version de SAGA qui devrait voir le jour en 2018. J'espère qu'il y aura une possibilité de jouer une version med-fan de mon système préféré, comme avec la très bonne adaptation de A fantastic SAGA (mais qui est en anglais et sur laquelle on peut toujours se rabattre) : http://www.a-fantastic-saga.com/
Bref, je vais continuer à peinturlurer des Elfes par paquets de quatre (oui, je sais là, ils ne sont que trois...) et on verra le moment venu.

C'est tout (et c'est déjà pas mal !) pour aujourd'hui !
Hasta siempre, Compañeros !

mardi 2 janvier 2018

Les interviews d'Hastalafigurinasiempre : GeyseR


Salut à toi, compañero figuriniste !

Allez, on démarre l'année sur les chapeaux de roue. Et ce n'est pas moi qui ai choisi la musique, mais mon invité. Un homme de goût à n'en pas douter !



GeyseR. Peut-être ne connaissez-vous pas ce nom… et pourtant, si vous aimez les jeux, les figurines et les BD, vous êtes déjà vraisemblablement tombé sur une des illustrations de ce monsieur, bourré de talent. Geyser, c’est de la bande-dessinées avec notamment des titres comme 42 agents intergalactiques, Androïdes et Omnopolis. C’est aussi des illustrations de jeux comme Totem (dont j’avais déjà causé sur le blog et dont mes gamines sont ultra fans) , GOSU et le petit dernier Forteresses et Clans (chez Red Joker) dont il est l’heureux papa. C’est aussi un artiste peintre (des aquarelles notamment), un mordu de petits bonhommes à peindre et à pousser sur une table, et, enfin,ce qui fait déjà pas mal pour le même homme la victime du jour de mes questions…

- Salut à toi, Geyser. Pour les personnes qui ne te connaissent pas ou peu, peux-tu retracer à grands traits (ah ah), ton parcours formateur et pro dans le milieu de l’illustration et de l’art ?


Je dessine depuis 2003 en tant que pro, après avoir fait des études d'arts appliqués à l'école PIVAUT à Nantes. Je voulais faire de la BD et j'ai donc commencé ma carrière par la trilogie Omnopolis chez Bamboo éditions ( BD OOP car elle ne se vend plus ^^). J'ai ensuite fait le tome 4 et 5 de 42 Agents Intergalactique dans l'univers de la BD TESSA chez Soleil. Puis le Tome 2 d'Androides plus récemment toujours chez Soleil.  

Le tome 2 de la série Androïdes, une collaboration entre Olivier Peru et GeyseR. Une bonne histoire de SF et une réflexion intéressante sur l'avenir de l'Humanité et ses relations avec les nouvelles technologies, les robots notamment.

Bien sûr en parallèle j'ai fait plein d'illustration à droite et à gauche et d'autres boulots ponctuels comme les designs du jeu vidéo Silverfall de Montecristo Games, les génériques d'Herocorp avec mon pote Olivier PERU.


Mais pour ce qui est des jeux, il y a quelques temps j'ai commencé à faire des illustrations pour GOSU, RYU, TOTEM, GUILDES, Guardians Chronicles, Gnômes & Associés et Eden.
Et je me suis fait plaisir en créant mon propre jeu chez The Red Joker : Forteresses & Clans où j'ai fais les illustrations et la mécanique de jeu ( une grande première pour moi^^).



- En tant que joueur, quel est le jeu (figurines, plateau ou de rôle) qui t’as le plus marqué niveau univers ?


Impossible de n'en citer qu'un seul ! En figurine, je pense que l'univers 40k restera l'un des plus marquants pour moi car j'ai commencé par là et qu'il y a eu tellement de jeux, d'illustrations, de romans et autres médias qui se sont basés dessus que ça le rend ultra riche (pour une personne qui n'a pas une trop grande aversion envers l'utilisation ostentatoire du crâne ^^).

En plateau, Hybrid de Rachkam m'a fait passé de nombreuses heures de bonheur même si maintenant j'ai du mal à m'y remettre car les règles ont mal vieilli, je trouve. Mais comme ta question porte sur l'univers, ça, c'est un monde qui me parle bien .

Et en JdR sans hésitation Shadowrun, Agone et Star Wars. La triplette géniale. Pas besoin d'explication tellement c'est jouissif d'évoluer dans ces univers ^^ Rien que d'y repenser, j'en ai les poils qui se dressent de bonheur. ( Bien sûr comme tout jdr, il faut le bon Master pour les apprécier)


Une illustration du jeu GOSU

- Quel personnage était (est encore?) ton chouchou parmi les jeux auxquels tu as joué ?


A Shadowrun, tu me donnes un troll shaman avec la compétence poésie et je suis heureux. A Agone , un censeur qui terrorise le reste du groupe , et je passe une excellente soirée ( le reste du groupe moins , c'est sûr^^). A 40 k, tout ce qui vient de Fenris me comble de joie. A Mythic Battle ... ah bah merde... je sais pas , j'ai pas encore ouvert mon pledge ^^. Mais en règle général, je n'ai pas forcément de chouchou. Tant que le jeu est bon et que le groupe de joueurs autour de la table est cool, je m'amuse sans problème ... et cela, même si je perd

;)



Une autre illustration de GOSU

- Quel jeu t’as le plus plu dans sa mécanique ? Pourquoi ?


En figurine c'est sans conteste Epic Armageddon dans l'univers de 40k. J'adore cette mécanique qui permet vraiment de te creuser la tête pour chaque assaut. Il y a une fluidité incroyable dans ce jeu (tu peux faire 3 fois le tour de la table avec une unité si tu le souhaites) et la communauté française porte vraiment ce jeu à bout de bras. Ce qui le rend très vivant pour un jeu mort. Une sorte de mort-vivant ludique à essayer absolument.

GeyseR possède une armée de Space Wolves qui fait envie !


- Qu’est-ce qui t’as poussé à te lancer dans le projet Fortereses et clans ? Ton expérience de jouer t’as t-elle servie ?


Tout simplement l'envie de passer de l'autre côté du miroir ^^

The Red joker m'a laissé l'opportunité de créer un jeu dans sa gamme versus et j'ai sauté sur l'occasion. Je n'avais auparavant que modifié des règles existantes pour en faire des règles maison. Donc c'est vraiment mon premier jeu en tant que gamedesigner. L'expérience de joueur est utile bien sur mais ne permet pas d'échapper à certains écueils lors de la création des mécaniques. Il n'y a pas de secret , il faut "faire" pour s'améliorer et je pense que Forteresse & Clan aurait pu être meilleur mais il faut bien commencer quelque part. Sur mes prochains jeu, je n'oublierai pas les problèmes rencontrés sur F&C. C'est comme pour le dessin, il faut produire et avancer pour s'améliorer ... et c'est bien mon intention pour mes prochains jeux ^^






- Je suis plein au as et j’investis un gros paquet d’euros pour lancer un projet de jeu avec toi comme chef de projet. Quel univers (livre, film, BD) adaptes-tu ? Quel est le premier artiste (sculpteur, dessinateur etc...) que tu engages ?


Bah je prend tes sous et je me barre aux Bahamas... ;p (ndlr : où tu risques de croiser Minus !!). Hé hé, non, en SF j'adorerai faire un jeu de plateau dans l'univers de Mass Effect car il y aurait forcément la dimension RPG à y intégrer. Et c'est un monde extrêmement intéressant à mes yeux. En Fantasy un univers comme Willow me plairait énormément. Classique mais tellement enchanteur.

Pour ce qui est du sculpteur sans aucune hésitation, Arnaud Boudoiron. Pour ce qui est des illustrateurs tout dépend de l'univers et du style mais des gars comme Louis, Mitric, Peru, Alexis Briclot ou Bertrand Benoit seraient les premiers que je contacterai.


Dans le jeu Totem, il faut construire un... totem. Et casser ceux des autres joueurs ! Rapide, nerveux et rigolo !

- De manière plus réaliste, tu as d’autres projets ou envies dans le domaine des jeux de figurines / plateaux aussi bien en tant qu’illustrateur que créateur pour les années à venir


Alors oui, je prépare un jeu pour The Red joker qui s'appellera Convoi. C'est un peu un Mad Max où le but est d'être le dernier convoi encore en train de rouler malgré les pillards qui poursuivent les joueurs. Un sorte de course vers l'avant perpétuelle pour la survie où les joueur s'en prennent plein la gueule en permanence. Le premier jeu masochiste ?^^

Sinon avec un pote, on bosse sur une jeu de plateau coop dont vous êtes le héros avec 3 échelles de jeu : celle des quêtes, des batailles et de la gestion de campagne. Mais là y a encore beaucoup de boulot à faire.


Une illustration tirée de RYU


- Quand tu travailles sur des illustrations pour un jeu, tu préfères avoir le champ libre ou un cahier des charges très strict à respecter ?


Plus c'est libre plus c'est plusse mieux ^^

Mais le job est d'être au service du client aussi donc je fais ce que le commanditaire veut... tout en lui disant quand ce qu'il veut c'est du caca.



- En tant qu’illustrateur et peintre, quelles sont tes sources d’inspiration ? Le monde autour de nous ? D’autre artistes ?


Léonard de Vinci disait qu'il trouvait sont inspiration dans les briques du mur du fond de son jardin. Moi je trouve mon inspiration dans le carrelage de mes toilettes ( j'ai un carrelage chelou aussi)

Oui tout ce qui nous entour est source d'inspiration, la nature , les voyages , le quotidien , lla connerie des gens , leurs actions formidables, le travail des autres, mon entourage ... Il faut être une véritables éponge dans ce taf et savoir ressortir ce que l'on absorbe à sa manière (et ce n'est pas sale dans le contexte artistique). 

GeyseR a aussi réalisé des illustrations pour les news présentant les sorties des jeux de société édités chez Edge

- En 2018, tu comptes jouer à quel(s) jeu(x) ?


Mythic Battle, ça c'est sur. Saga avec toi peut être ? Il m'a toujours intrigué ce jeu mais j'ai jamais eu l'occasion d'y jouer. Et ça sera le meilleur moyen de montrer aux Bordelais que les Vendéens sont les plus fort (ndlr : Challenge accepted ! ;-) ). Star Wars Armada. J'adore l'échelle de ce jeu et le fait qu'il n'y a que les escadrons de chasseurs à peindre aide bcp aussi ^^ (instant feignasse), 7th continent parce que j'adore que l'on me raconte des histoires dans lesquelles on peut agir. Et puis c'est un coop... c'est cool les coop. Et Epic bien sûr. Déjà si j'arrive à faire ne serais se que 2 parties de chaque , je serai content ^^



GeyseR n'est pas non plus maladroit avec un pinceau (ou un aérographe) à la main...


- Ton rêve ultime de «pousseur de pitoux»? 


Avoir une horde d'enfants qui peignent la base de mes figurines pour que je puisse juste faire les touches finales et avoir l'impression d'avoir une production incroyable et plein de jeux peints.


Une illustration pour Guildes, un jeu paru chez Bad Taste Games


-Et celui d’artiste ?


Avoir une horde d'enfants qui peignent la base de mes illustrations pour que je puisse juste faire les touches finales et avoir l'impression de gagner plein d'argent et m'acheter plein de jeux à peindre ( voir la question précédent pour savoir comment je vais les peindre).



L'artiste au travail

- Et pour finir, la question con, vin rouge ou bière ?


Chouchen :p mais si t'as pas, une bonne bière d'abbaye m'ira très bien. Et merci pour ton intérêt Cyrus !

Une peinture à l'acrylique que j'aime beaucoup.
Pour les plus curieux d'entre vous, vous pouvez admirer d'autres œuvres de GeyseR en cliquant sur le lien suivant : https://www.artstation.com/geyser

C'est tout (et c'est déjà pas mal !) pour aujourd'hui !
Hasta siempre, Compañeros !